5èmes Rencontres, 5 années, 1999-2003  
Pourquoi la Colombie et le Venezuela ?

L'association Solidarité Provence Amérique du sud (ASPAS)
présente une fois de plus les Rencontres cinématographiques sud-américaines.

Pourquoi la Colombie et le Venezuela ?

   La Colombie et le Venezuela, pays voisins, ne font pas partie des plus grands producteurs de films, mais la qualité de leur création cinématographique est incontournable, comme on pourra le constater pendant ces huit jours. Deux pays également présents dans l’actualité politique d’un continent en mouvement. Pour présider cesRencontres, nous avons choisi un grand réalisateur : le Vénézuélien Atahualpa Lichy.

Quelques mots sur la production cinématographique colombienne

       Le cinéma colombien est l’un des plus anciens d’Amérique Latine. Le premier appareil de cinéma qui arriva au pays fut un kinétoscope Edison en 1897 et dès 1913 fut créée à Bogota la " Société Industrielle Cinématographique Latino-Américaine ". Une production se développera tout au long de la première moitié du XX° siècle, mais sans parvenir, comme ce fut le cas en Argentine, au Mexique ou au Brésil dans les années 50, à créer une industrie cinématographique puissante. Les années 60 et 70 verront se développer, face au manque de moyens, un cinéma d’auteur, indépendant et produit dans des conditions non professionnelles. Des tentatives existeront également pour favoriser la production nationale par l’obligation de diffuser un court-métrage colombien à chaque séance de cinéma. De nos jours, il existe une création dynamique qui s’exprime régulièrement dans les grands festivals internationaux, Cannes en premier lieu. On peut citer des metteurs en scène comme Francisco Norden, Víctor Gaviria, Sergio Cabrera, Jorge Ali Triana. Depuis les années 40, la violence inspire fortement la création cinématographique colombienne, mais elle est rarement gratuite : elle n’est que le reflet d’une société filmée par des cinéastes témoins de leur époque.

Et le Venezuela ?

     Le cinéma vénézuélien est de facture récente. Avant 1970, on ne peut pas parler d’un cinéma industriel vénézuélien. Mais actuellement il se situe à la quatrième place quant à l’ensemble de la production latino-américaine, avec une moyenne de 11 films par an depuis 1979. La production cinématographique est tributaire de la bonne tenue de l’économie. Malgré tout, plusieurs metteurs en scène ont réalisé des films d’une grande qualité : entre autres Roman Chalbaud, Diego Rizques, Olegario Barrera, Atahualpa Lichy, Thaelman Urgelles, Mariana Rondón, Luis Alberto Lamata ou Oriana Fina Torres. Cette dernière a obtenu la "Caméra d’Or" à Cannes en 1985, avec Oriana. De même, Jericó, de Luis Alberto Lamata a obtenu plusieurs distinctions et prix. La crise financière qui a touché le pays entre 1993 et 1997 a eu des répercussions dans l’industrie cinématographique. Mais cela ne freine pas la création, qui commence à resurgir. C’est ce que nous voulons montrer dans ces 5emes Rencontres.

Merci à la Ville de Marseille, au Conseil Régional, au Conseil Général, à la DRAC, à la DAAC, à libraires à Marseille, à l'Espace Culture, aux adhérents de l'association Solidarité Provence Amérique du Sud qui fournissent des efforts irremplaçables.

       La somme de telles énergies inscrivent ces Rencontrent de cinéma et de l'art sud-américain dans la longue durée, et comme un rendez-vous majeur de la vie culturelle de Marseille et de la région.

                     A tous, nous vous souhaitons la bienvenue.

Hernan HARISPE                                 
Président de Soildarité Provence Amérique du Sud
              

 

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