Hommage au cinéma mexicain

Dès les débuts du cinéma, le Mexique a su capturer à travers la caméra les contrastes surprenants de ce pays, avec des moments historiques forts : le premier sujet à filmer fut en effet la révolution mexicaine. Mais très vite, la politique laissa la place à la création d’une industrie, à la manière d’Hollywood.
Ce fut la période du “Cinéma d’or”, qui atteignit une énorme popularité en Amérique latine, avec la création d’un “star system”. Grâce à l’unité de la langue, ses films ont été distribués jusqu’en Argentine. Mais la fin des années cinquante voit le déclin de cette époque.

Des cinéastes indépendants construisent leur oeuvre : Luis Buñuel, Benito Alazraki, dont nous pourrons apprécier quelques films en Europe. Les réalisateurs de la génération des années soixante, parmi lesquels Ripstein et Alcoriza sont les plus représentatifs, suivent la tradition de Buñuel, avec des thématiques irrévérentes et critiques. Ils sont accompagnés par Felipe Cazals, qui lui aussi travaillera à partir d’éléments sociaux. Dans la décennie suivante apparaissent des réalisateurs comme Paul Leduc, qui construit son propre langage esthétique, dynamitant le discours cinématographique conventionnel. Sa caractéristique est de proposer une façon nouvelle d’aborder des personnages qui ont traversé la vie du Mexique, comme John Reeds ou Frida Kahlo. Plus humains et proches du spectateur.

        Bunuel au Mexique
Retour Page précédente

Quand il s’installe à Mexico en 1946, Luis Buñuel n’a plus tourné depuis presque quinze ans. On lui commande d’abord deux productions ouvertement commerciales taillées pour le public mexicain, sur des scénarios écrits par d’autres. Il s’agit de Gran Casino (1946) et de Grand noceur (1949). Leur succès permet à Luis Buñuel d’imposer un projet totalement personnel et résolument ambitieux : Los Olvidados, tourné en 1950.

Dès lors, Luis Buñuel enchaîne les projets personnels et les films de commande. Parmi ceux-là : Don Quintín l’amer (1951), La Montée au ciel (1951), On a volé un tram (1953) et Le Rio de la mort(1954). Conçus pour le public local, ces films respectent les préceptes du cinéma mexicain de l’époque : des vaudevilles ou mélodrames aux effets attendus, un jeu d’acteurs souvent outré, une narration régulièrement entrecoupée de chansons. Pourtant, ils regorgent de thèmes chers au cinéaste : une position à l’égard de l’Église souvent sévère, la proximité de la mort qui assombrit la légèreté première… Ces oeuvres commerciales ne sont guère parvenues au public français. Une première rétrospective au Studio 43, en 1966, permet cependant aux Cahiers du Cinémad’avancer que “Buñuel […] livre ici ses croquis mexicains, où son génie prend quelque malin plaisir à dissimuler sa vraie nature sous des habits d’emprunt, quoique fort élégamment portés.” Sort de ce lot Nazarín(1958). Co-écrit par Luis Buñuel, c’est le récit d’un jeune prêtre avide d’aider tous ceux qu’il croise mais qui ne parvient qu’à semer autour de lui violence, injustice et désolation. Le film, ambivalent, a beaucoup intrigué : pourfendeur de la morale religieuse, pourquoi Buñuel a-t-il choisi pour héros un prêtre ? Ce beau film inclassable est l’une des pépites d’une riche période mexicaine à redécouvrir, invisible depuis 30 ans.


Don Ramiro, un viudo rico, se consuela en el libertinaje. Sus prójimos viven a costa de él. Y se inquietan al ver dilapidar la fortuna de esta forma. Aprovechando de su inconciencia después de una borrachera, lo transportan a un departamento miserable y le hacen creer que está arruinado.

MEXIQUE / 1949 / 1 h 30 / N & B

El gran calavera (Le grand noceur)

Scénario : Luis Alcoriza, Janet Alcoriza, d’après la pièce homonyme d’Adolfo Torrado / Image : Ezequiel Carrasco / Décors : Luis Moya, Darío Cabañas / Production : Ultramar Films / Producteurs : Fernando Soler, Oscar Dancigers / Montage : Carlos Savage / Musique : Manuel Esperón / Son : Rafael Ruiz Esparza • Interprétation : Fernando Soler (Don Ramiro) / Rosario Granados (Virginia) / Andrés Soler (Ladislao) / Rubén Rojo (Pablo) / Gustavo Rojo (Eduardo) / Maruja Grifell (Milagros) 


Don Ramiro, un riche veuf, se console dans la débauche. Ses proches qui vivent à ses crochets s’inquiètent de la voir ainsi dilapider sa fortune. Profitant de son inconscience après une beuverie, ils le transportent dans un appartement sordide et lui font croire qu’il est ruiné.



Don quintin, viajante algo fracasado sorprende a su mujer con su mejor amigo. Enojado, echa a su esposa, ella le dice que su hija no es suya. Asi que abandona al bebe, cerca de la casa de u nos campesinos anos después su ex mujer le confiesa que la niña era su hija, pero han pasado 20 anos

MEXIQUE / 1951 / 1 h 20 / N & B

La hija del engaño (Don Quintín l’amer)

Nouvelle version du film espagnol Don Quintín el amargao (1935), dirigé par Luis Marquina et produit par Luis Buñuel Scénario : Luis Alcoriza, Janet Alcoriza d’après la pièce de Carlos Arniches et Carlos Estremara Don Quintín el vientos. Image : José Ortiz Ramos / Décors : Edward Fitzgerald, Pablo Galván / Production : Ultramar Films / Producteur : Oscar Dancigers / Montage : Carlos Savage / Musique : Manuel Esperón / Son : Eduardo Arjona, Jesús González Gancy Interprétation : Fernando Soler (Don Quintín Guzmán) / Alicia Caro (Marta) / Fernando Soto “Mantequilla” (Angelito) / Rubén Rojo (Paco) / Nacho Contra (Jonrón) / Lily Aclemar (Jovita) / Roberto Meyer (Lencho) 

Don Quintín Guzman, voyageur de commerce, n’est pas heureux en affaires. En rentrant chez lui après une mission ratée, il surprend son épouse dans les bras de son meilleur ami. Fou de rage, il chasse sa femme, qui au passage lui annonce qu’il n’est pas le père de sa fille. Profondément blessé, il abandonne l’enfant à la porte d’une humble maison de paysans. Les années passent, il devient le redoutable patron d’un cabaret, méprisant tous les gens qui l’entourent. Dans son lit de mort, son ex-femme lui avoue que l’enfant était vraiment le sien. Repenti, il cherche à retrouver sa fille, mais plus de 20 années se sont écoulées.



El día de su boda con Albina Oliverio aprende que su madre agoniza. Antes de que sus hermanos se repartan el patrimonio Oliverio sale hacia la capital para que un notario valide el testamento de su madre Mientras viaja en autobús una serie de contratiempos surge : la crecida de un río, una fiesta en casa del chofer, la presencia de la hermosa Raquel…

MEXIQUE / 1951 / 1 h 14 / N & B

Subida al cielo (La Montée au ciel)

Prix du film d’avant-garde du Festival de Cannes 1952 Scénario : Juan de la Cabada, Manuel Altolaguirre, Lilia Solano Galeana, Luis Buñuel / Image : Alex Phillips / Décors : José Rodríguez Granada, Edward Fitzgerald / Production : Producciones Cinematográficas Isla / Producteurs : Manuel Altolaguirre, María Luisa Gómez Mena / Montage : Rafael Portillo / Musique : Gustavo Pittaluga / Son : Eduardo Arjona, Jesús González Gancy Interprétation : Lilia Prado (Raquel) / Esteban Márquez (Oliverio Grajales) / Carmen González (Albina) / Luis Aceves Castañeda (Silvestre, le chauffeur de l’autocar) / Roberto Cobo (Juan) / Manuel Dondé (Le Candidat) 


Le jour de son mariage avec Albina, Oliverio apprend que sa mère est mourante. Avant que ses frères ne fassent un partage inégal de l’héritage et à la demande de sa mère, Oliverio part pour la ville afin de faire valider le testament par un notaire. Pendant le voyage en autocar, une série d’incidents l’empêchent d’arriver à bon port : la traversée d’une rivière en crue, l’accueil à coups de pierres d’un politicien, une fête d’anniversaire chez la mère du chauffeur et surtout la présence de Raquel, jeune femme belle et provocante prête à séduire Oliverio…




“Caireles” y “Tarrajas”, dos empleados de la compañía de tranvías, se enteran que el coche 133, que acababan de arreglar, está destinado a la chatarra. Luego de una fiesta nocturna empapada de alcoholes, roban el tranvía para salvarlo del desecho. Durante una noche y un día entero, tomarán a su cargo una sarta de pasajeros sorprendidos, hasta el momento en que Papá Pinillos, inspector jubilado, sube al tranvía y trata de prevenir a la compañía.

MEXIQUE / 1953 / 1 h 30 / N & B

La Ilusión viaja en tranvía (On a volé un tram)

Scénario : Mauricio de la Serna, José Revueltas, Juan de la Cabada, Luis Alcoriza, Luis Buñuel d’après la nouvelle de Mauricio de la Serna / Image : Raúl Martínez Solares / Décors : Edward Fitzgerald / Production : Clasa Films Mundiales / Producteur : Armando Orive Alva / Montage : Jorge Bustos, Luis Buñuel / Musique : Luis Hernández Breton / Son : José de Pérez, Rafael Ruiz Esparza. • Interprétation : Lilia Prado (Lupita) / Carlos Navarro (Juan “Caireles”) / Fernando Soto “Mantequilla” (“Tarrajas”) / Augustín Isunza (Papá Pinillos) / Miguel Manzano (Don Manuel)


“Caireles” et “Tarrajas”, deux employés de la compagnie des tramways, apprennent que le tram 133, qu’ils venaient de réparer, est destiné à la ferraille. Après une soirée arrosée, ils volent le tramway pour le sauver du rebut. Pendant une nuit et une journée entière, ils prendront en charge une kyrielle de passagers pour le moins étonnés, jusqu’au moment où Papá Pinillos, contrôleur à la retraite, monte dans le tram et essaie de prévenir la compagnie.



El odio reina en Santa Viviana, desde que las familias Anguina y Menchaca se matan entre ellos. Gerardo, el último de los Anguiano, educado en la ciudad, está lejos de la violencia pueblerina. Médico en México, rechaza perpetuar la deuda de sangre que enluta su familia desde hace varias generaciones. Pero Polo Menchaca, busca vengarse e incita a Gerardo a que vuelva a Santa Viviana para arreglar cuentas.

MEXIQUE / 1954 / 1 h 30 / N & B

El Río y la muerte (Le Rio de la mort
)

Scénario : Luis Buñuel, Luis Alcoriza d’après le roman Muro blanco sobre roca negra de Miguel Alvarez Acosta / Image : Raúl Martínez Solares / Décors : Gunther Gerzso, Edward Fitzgerald, José G. Lara / Production : Clasa Films Mundiales / Producteur : Armando Orive Alba / Montage : Jorge Bustos / Musique : Raúl Lavista / Son : José de Pérez, Rafael Ruiz Esparza. • Interprétation : Columba Domínguez (Mercedes) / Miguel Torruco (Felipe Anguiano) / Joaquín Cordero (Gerardo Anguiano) / Jaime Fernández (Rómulo Menchaca) / Silvia Derbéz (Elsa) / Víctor Alcocer (Polo Menchaca) / José Elías Moreno (Don Nemesio) 


La haine règne à Santa Viviana, depuis que les familles Anguiano et Menchaca s’entretuent. Gerardo, le dernier des Anguiano, a été élevé en ville, loin de la violence du village. Médecin à Mexico, il refuse de perpétuer la dette de sang qui a endeuillé sa famille depuis des générations. Mais Polo Menchaca cherche à se venger et incite Gerardoà retourner à Santa Viviana pour régler ses comptes.



Por su generosidad y su caridad sin límites, el padre Nazarín vive en la más grande miseria. Debe huir, al ser desaprobado por la Iglesia, por haber protegido una prostituta acusada de muerte. Nazarín fue condenado a un prolongado vagar. Andara, la prostituta, y Beatriz, una joven mujer abandonada por su amante, se unen, al destino del sacerdote perseguido, impulsadas por una piedad histérica. Nazarín prosigue su camino de la cruz, pero todas sus tentativas por predicar el amor divino se vuelven contra él…

Prix international du Festival de Cannes 1959
MEXIQUE / 1958 / 1 h 34 / N & B
Nazarín
Scénario : Luis Buñuel, Julio Alejandro, Emilio Carballido, d’après le roman de Benito Pérez Galdós / Image : Gabriel Figueroa / Décors : Edward Fitzgerald / Son : James L. Fields, José de Pérez, Galdino Samperio / Production : Producciones Manuel Barbachano Ponce, S.A. / Producteur : Manuel Barbachano Ponce / Montage : Carlos Savage / Musique : Macedonio Alcalá (orgue de barbarie) et les Tambours de la Semaine Sainte à Calanda. • Interprétation : Francisco Rabal (Nazarín) / Marga López (Beatriz) / Rita Macedo (Andara) / Jesús Fernández (Nain “Ujo”) / Noé Murayama (Le “Pinto”) / Ignacio López Tarso (Voleur d’églises) 

Parce que sa générosité et sa charité n’ont pas de limites, le père Nazarín vit dans une misère profonde. Désavoué par l’Église pour avoir protégé une prostituée soupçonnée de meurtre, Nazarín doit fuir, condamné à une longue errance. Andara, la prostituée, et Beatriz, jeune femme délaissée par son amant, se joignent, par une pitié hystérique, au sort du prêtre persécuté. Nazarín poursuit son chemin de croix mais toutes ses tentatives pour prêcher l’amour divin se retournent contre lui…



Evocación biográfica de la vida apasionada y trágica de la pintora Frida Kahlo.

MEXIQUE / 1984 / 108’ / FICTION

Frida, naturaleza viva (Frida, nature vivante)

Réalisateur : Paul Leduc (cf. page 11) Scénario : Paul Leduc et José Joaquín Blanco / Image : Ángel Goded / Montage : Rafael Castanedo / Son : Ernesto Cato Estrada y Penelope Simpson Musique : Extraits de Camille Saint-Saëns / Production : Clasa Films Mundiales / Producteur : Manuel Barbachano Ponce, Dulce Kuri • Interprétation : Ofelia Medina, Juan José Gurrola, Max Kerlow, Claudio Brook, Salvador Sánchez, Cecilia Toussaint, Ziwta Kerlow, Valentina 

Leduc Évocation biographique de la vie enflammée et tragique du peintre Frida Kahlo, compagne du peintre mural Diego Rivera. Cette oeuvre est devenue un film culte.


Un bar y un muelle, el hambre y el silencio. Una mujer y un hombre, una historia de amor y, todavìa, el silencio. Represiòn, algunos muertos, pero siempre el silencio

MEXIQUE – CUBA – ESPAGNE / 1990 / 100’ / FICTION

Latino Bar (Latino Bar)

Réalisateur : Paul Leduc (cf. page 11) Scénario : Paul Leduc, José J. Blanco / Image : Josép M. Civit / Montage Marisa Aguinaga / Son : Víctor Luckert / Musique : Joan Albert Amargos, Consejo Valiente / Production - Icaic (Cuba) Université de Los Andes (Venezuela) Channel Four (UK) / Producteur : José Antonio Pérez Giner Interprétation : Dolores Pedro, Roberto Sosa, Antonieta Colon, Nirma Prieto, Cecilia Bellorin, Milagros Carias, Lisette Solorzano, Janet Thode .

Un bar et un quai, la faim et le silence. Une femme et un homme, une histoire d’amour et, encore, le silence. Répression, quelques morts, mais toujours le silence.



Al enterarse de que sufre una enfermedad Terminal, Tadeo, un mago callejero, decide saldar cuentas con su pasado. Siempre acompañado por su asistente, Félix, convierte su travesía cotidiana en una búsqueda de perdón, solidaridad y reconciliación.


MEXIQUE / 2004 / 98’ / FICTION
El Mago (Le Magicien)

Réalisateur : Jaime Aparicio 

Scénario : Jaime Aparicio, Enrique Rentería / Image : Diego Arizmendi / Montage : Jaime Andrade, Humberto Delgado / Son : Galileo Galaz Musique : Rosino Serrano / Producteur : Mitl Valdez, Roberto Fiesco / Editeur : Jaime Andrade, Humberto Delgado / Production : CUEC-UNAM, Conalculta, Imcine-Foprocine • Interprétation : Erando González, Julissa, Gustavo Muñoz, Maya Zapata

Lorsqu’il apprend qu’il est atteint d’une maladie en phase terminale, Tadeo, un magicien de rues, décide de régler ses comptes avec le passé. Toujours suivi de son assistant Félix, il transforme sa vie de tous les jours en une quête de pardon, de solidarité, et de réconciliation.
 


Lorsqu’il apprend qu’il est atteint d’une maladie en phase terminale, Tadeo, un magicien de rues, décide de régler ses comptes avec le passé. Toujours suivi de son assistant Félix, il transforme sa vie de tous les jours en une quête de pardon, de solidarité, et de réconciliation.

 

El valle de Mezquital, la región de Chiapas y el estado de Veracruz son los lugares de cuatro enfrentamientos entre la civilización moderna y el mundo indígena tradicional.

MEXIQUE / 1953 / 103’ / FICTION

Raíces (Les Racines)

Réalisateur : Benito Alazraki Cinéaste prolifique et populaire, avec une trentaine de films, il a investi tous les genres. Sa filmographie présente des films de facture classique avec une thématique paysanne, comme pour Raíces (1953), des comédies musicales ou des films fantastiques où se croisent vampires et zombies… Parmi ses autres films : El toro negro (1959), Santo contra los zombies (1961), Los pistoleros(1961), A ritmo de twist (1962), El rey de los taxistas (1987), Objetos sexuales(1989), Yo hice a Roque III(1994)… Image : Ramón Muñoz et Walter Reuter / Musique : Sivesto Revueltas, Blas Galindo, Rodolfo Halfter, Pablo Moncaejo Interprétation : Beatriz Flores, Juan de la Cruz, Olimpia Alazraki, Miguel Angel Negron 

La Vallée du Mezquital, la région de Chiapas et l’état de Veracruz sont les lieux de quatre affrontements entre la civilisation moderne et le monde indigène traditionnel.


Dionisio Pinzòn, que vive en la miseria, recupera un gallo moribundo luego de un combate sangriento. Milagrosamente el gallo sobrevive (mientras que la madre de Dionisio muere) y ellos salen a buscar fortuna. Su suerte cambia, pero el destino les reserva mùltiples obstàculos…

MEXIQUE / 1986 / 132’ / FICTION

El Imperio de la fortuna (L’Empire de la fortune)
Réalisateur : Arturo Ripstein •
Arturo Ripstein fait des études de cinéma à l’université nationale autonome de Mexico. Au début des années soixante, il est l’assistant de Luis Buñuel sur L’Ange exterminateur. En 1965 il réalise son premier film Tiempo de morir,d’après Gabriel García Márquez et Carlos Fuentes. Paz Alicia Garciadiego, sa femme, est l’auteur de tous ses scénarios filmés depuis L’Empire de la fortune. Figure importante du cinéma mexicain et international de ces dernières décennies, il reçut de nombreux prix tant au niveau national qu’international. Parmi son importante filmographie : Le Temps de mourir (1965), Le Château de la pureté(1972), Le Lieu sans limites (1977), La Séduction(1980), L’Autre(1984), La Reine de la nuit(1994), Carmin profond (1996), Ainsi est la vie(2000), La Perdition des hommes(2000)… Scénario : Paz Alicia Garciadiego d’après le roman de Juan Rulfo / Image : Angel Goded / Montage : Carlos Savage / Son : Daniel García / Musique : Lucia Alvarez / Production : Imcine / Producteur : Héctor López Interprétation : Ernesto Gomez, Cruz Blanca Guerra, Alejandro Parodi, Zaide Silvia Gutierrez, Margarita Sanz, Ernesto Yanez

Dionisio Pinzon, qui vit dans un état de misère profond, récupère un coq mourant à l’issue d’un combat sanglant. Par miracle, le coq survit (alors que la mère de Dionisio meurt) et ils partent ensemble chercher fortune. Son sort change mais son destin lui réserve de multiples obstacles…


Eugenio, es pobre, pero vive feliz con su esposa y su hijo. Dice lo que piensa. aunque pierda su trabajo. Espera comprar un poco de tierra vendiendo sus cerdos. Pero el cura pide donativos para hacer un regalo a la Santa, patrona del pueblo…

MEXIQUE / 1961 / 103’ / FICTION

Tlayucan

Réalisateur : Luis Alcoriza • Luis Alcoriza (1918-1992). Acteur de théâtre, il réalise une carrière remarquée comme scénariste, dont une riche collaboration avec Luis Buñuel notamment Los Olvidados (1965), L’Ange exterminateur(1953), La Fièvre monte à El Pao(1959), ainsi que Le Grand Noceur (1949) et Don Quintín l’amer(1951). À partir de 1960, Alcoriza se lance dans la réalisation et sa filmographie comprend vingt-trois films (dont deux réalisés en Espagne). Parmi eux : Los Jóvenes (1960), Romeo contra Julieta (1968), Paraíso(1969), Lo que importa es vivir(1987), La Sombra del ciprés es alargada(1989)… Scénario : Luis Alcoriza / Image : Rosalío Solano / Montage : Carlos Savage / Son Javier Mateos et Enrique Rodríguez / Musique : Sergio Guerrero • Interprétation : Julio Aldama, Norma Angélica, Jorge Martínez de Hoyos, Andrés Soler, Anita Blanch 

Eugenio, pauvre mexicain, est heureux avec sa femme et son fils. Même s’il aime par-dessus tout dire ce qu’il pense, même s’il perd son travail, Eugenio espère acheter un peu de terre en vendant ses porcs. Mais le curé réclame des dons pour un cadeau à la Sainte, patronne du village…

Damasio es un granuja, mantenido por Ana, su esposa. Una noche fuerza la puerta del billar y roba tres bolas… Esta película muestra algunas presencias inesperadas… García Márquez, Luis Buñuel … ¡haciendo de cura !, los escritores Juan Rulfo y Carlos Monsivaís, los pintores Leonora Carrington, Abel Quezada, José Luis Cuevas, el cineasta Arturo Ripstein, sin olvidar al mismo realizador y a su guionista, Emilio García

MEXIQUE / 1964 / 90’ / FICTION

En este pueblo no hay ladrones (Dans ce village, il n’y a pas de voleurs)

Réalisateur : Alberto Isaac • Alberto Isaac fut l’un des artisans du renouvellement du cinéma mexicain. En este pueblo no hay ladrones est son premier film. Il réalisera ensuite Les Visitations du diable (1967), Jeux Olympiques de Mexico(1968), Football, Mexico 70(1970), Los Dias del amor (Les jours de l’amour, 1971), Le Coin des vierges folles(1972), Tivoli(1974), Cuartelazo(1976), Mariana Mariana (1986), Maten a Chinto !(1988) Mujeres insumisas(1994). Scénario : Alberto Isaac et Emilio García Riera, d'après Gabriel García Márquez / Image : Carlos Carbajal / Montage : Carlos Savage / Musique : Nacho Méndez / Production : Grupo Claudio / Producteur : Alberto Isaac • Interprétation : Julián Pastor (Dámaso), Rocío Sagaón (Ana), Graciela Enríquez (Tacha), Luis Vicens (don Ubaldo), Antonio Alcalá (Escobosa), Alfonso Arau (commis voyageur), Luis Buñuel (curé) 

Dámaso est un vaurien, entretenu par Ana, sa femme. Une nuit, Dámaso parvient à forcer la porte du billard et voler trois boules… À noter que ce film offre des présences inattendues : García Márquez, Luis Buñuel en curé (!), les écrivains Juan Rulfo et Carlos Monsivaís, les peintres Leonora Carrington, Abel Quezada, José Luis Cuevas, le cinéaste Arturo Ripstein, sans oublier le réalisateur lui-même et son scénariste Emilio García Reira.

Retour Page précédente