LONGS MÉTRAGES / DOCUMENTAIRES

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Documental sobre un modelo de educación musical : las orquestas juvenil e infantil de Venezuela en la que participan más de 240 000 niños y jóvenes..

/Première française/

(en concours)

PRIX DU MEILLEUR DOCUMENTAIRE AU FESTIVAL DU FILM LATINO-AMÉRICAIN D’ALBUQUERQUE, MEXIQUE
VENEZUELA / 2005 / 80’ / DOCUMENTAIRE  Tocar y luchar (Jouer et lutter) Réalisateur : Alberto Arvelo
Alberto Arvelo, scénariste et réalisateur, est né à Caracas en 1966. Son film Una Vida y dos mandadosa été nommé pour l’Oscar du meilleur film étranger en 1997. Il a écrit et réalisé plusieurs épisodes de la série Los Últimos pour la télévision vénézuélienne. Il a reçu plusieurs prix pour l’écriture de ses scénarios. Il enseigne à l’École Nationale d’Audiovisuel du Venezuela.
Scénario : Carlos Díaz, Alberto Arvelo / Image : César Jaworski, John Márquez / Montage : Nascuy Linares, Juan Carlos López Durán / Son : Stefano Gramitto

Le Venezuela développe depuis trente ans un plan social qui place l’éducation musicale, l’apprentissage et la pratique d’un instrument au premier plan. Il s’agit d’un système pédagogique révolutionnaire : la “Fundacion del Estado para el Sistema de Orquestra Juvenil e Infantil de Venezuela”. Une inititative d’État à laquelle est liée l’oeuvre visionnaire de José Antonio Abreu qui a créé “L’Orchestre Symphonique Juvénile Simon Bolivar” du Venezuela, en proposant aux plus démunis et à tous les autres, dès l’âge de deux ans, la pratique de la musique classique. Sensibilisés à la musique, les enfants de la rue prennent conscience de leur condition, envisagent un avenir, s’impliquent par la musique, dans une perspective positive semée d’émotions et de découvertes, d’espoir et de rencontres, d’esprit de travail et de réalisation. L’an dernier nous avions présenté Maroa, un film de fiction sur le même sujet et qui avait remporté le Prix de la Jeunesse.

“Crecí en Cuba en los años 70 y 80, y pienso que fue una experiencia única. Siento que en esos años vivimos en un mundo distinto, de alguna manera «irreal». Recuerdo que fui muy feliz. Conocí un estilo de vida diferente y tranquilo. Me eduqué bajo los «ideales revolucionarios» en un
país donde todos nos sentíamos iguales y todo lo material carecía de valor. Nosotros, los Pioneros, éramos «los forjadores» del futuro y seríamos
«el hombre nuevo» que imaginó el Ché. Este documental intenta rescatar aquella realidad que tuvimos cuando niños y explora qué pasó con mi generación, la generación que nació y se crió en los años dorados de la Revolución Cubana, y cuando llegamos a la adultez vimos que todos
nuestros ideales se fueron abajo.”
PRIMÉ AU FESTIVAL INTERNATIONAL DE CINÉMA DE SAN SEBASTIÁN
(en concours)

CUBA, FRANCE / 2005 / 90’ / DOCUMENTAIRE
Eltelón de azúcar (Le Rideau de sucre)
Réalisateur : Camila Guzmán Urzúa 

Née à Santiago du Chili en 1971, elle a passé un Diplôme d’études cinématographiques et vidéoau London College of Printing and Distributive Trades, Angleterre et fait une formation à la réalisation de cinéma documentaire aux Ateliers Varan à Paris. Elle a été assistante de réalisation et chargée de production sur plusieurs films documentaires et de fiction en Espagne, au Chili et en France. Camila Guzmán est la fille de Patrizio Guzman, un des plus grands documentaristes latino-américains. La famille a fui le Chili de Pinochet pour s'installer à Cuba dans les années 70. Camila est allée au collège et au lycée au pays de Fidel Castro avant de rejoindre son père à Madrid, puis à Paris. Elle revient sur les lieux de son enfance heureuse dans le Cuba de la Révolution pour tourner un premier film nostalgique et très personnel, El telón de azúcar.
Scénario : Camila Guzmán Urzúa / Photo : Camila Guzmán Urzúa / Montage : Claudio Martinez et Camila Guzmán Urzúa
Production : Richard Copans – Les films d’ici

“J’ai grandi à Cuba dans les années 70 et 80 et, à mes yeux, c’est une expérience unique. J’ai le sentiment que pendant ces années-là nous avons vécu dans un monde différent, «irréel» d’une certaine manière. Je me souviens que j’étais très heureuse. J’ai connu un style de vie différent et tranquille. J’ai été élevée avec «les idéaux révolutionnaires» dans un pays où nous nous sentions tous égaux, et où tout ce qui était matériel n’avait pas d’importance.
Nous, les Pionniers, étions les «bâtisseurs de l’avenir». Nous deviendrons l’«homme nouveau» qu’avait imaginé le Che. Ce documentaire tente de sauvegarder cette réalité que nous avons vécu enfants, et il explore ce qui est arrivé à ma génération, la génération de Cubains qui sont nés et qui ont grandi sous la Révolution, et qui en entrant.dans l’âge adulte virent tous leurs idéaux tomber en poussière”.

Monsieur Ángel Tavira vive en Tierra caliente, un pueblito del estado de Guerrero, uno de los más pobres de Méjico. El viejo tiene 82 años y perdió su mano derecha. Violinista apasionado desde la infancia, se empeña en revivir la música popular mejicana que se va perdiendo.
Los músicos campesinos, lo apoyan con entusiasmo pero no siempre están conscientes de sus derechos : las casas disqueras, ávidas, les acechan. Este documental fue rodado antes de la película El violín que tuvo un gran éxito en Francia. Las dos obras de Francisco Vargas no cuentan la misma historia pero comparten su personaje principal, el viejo violinista sin mano, actor del documental
que se convirtió en personaje de ficción en la película.
SOIRÉE SPÉCIALE MUSIQUE
MEXIQUE / 2004 / 50’ /
DOCUMENTAIRE HORS COMPÉTITION

Tierra Caliente… se mueren los que la mueven
(Tierra Caliente… y meurent ceux qui la bougent)
Réalisateur : Francisco Vargas Quevedo  
est né à Ixtapaluca, Mexique, en 1968. Après des études de théâtre à l’INBA, il suit des études de sciences de la communication à l’UAM. Pendant plus de cinq ans, il produit des émissions de radio, notamment pour les enfants et la promotion de la musique traditionnelle mexicaine. Il fait des études au Centro de Capacitación Cinematográfica. Son documentaire Tierra caliente…se mueren los que la mueven, obtient en 2004 une reconnaissance internationale.
El violín, présenté à Cannes en 2006 dans la sélection “Un Certain Regard”, y reçoit le Prix d’interprétation masculine.
Filmographie : El violín (2004) ; Tierra caliente… se mueren los que la mueven (2004) ; Conejo (1999) ; Hay momentos (1998) ; Perro (1997) ; México, creo en ti (1989).
Scénario : Francisco Vargas Quevedo / Photo : Francisco Vargas Quevedo / Musique : Don Ángel Tavira, Don Juan Reynoso, Conjunto Hnos. Tavira, Don Zacarías Salmerón, Don Plutarco Ignacio, Don Luz Hernández, Don Zacarías Bartolo, Don Silvestre Balladares / Montage : Ramón Cervantes, Francisco Vargas Quevedo  Producteur : Maribeth Johnson, Ángeles Castro, Hugo Rodríguez / Production : Centro de Capacitación Cinematográfica

Don Ángel Tavira vit à Tierra Caliente, un petit village mexicain de l’État de Guerrero, l’un des plus pauvres du Mexique. Le vieil homme a 82 ans et n’a plus de main droite. Violoniste depuis l’enfance, passionné, il cherche à faire revivre la musique populaire mexicaine en voie d’extinction.
Les musiciens, paysans, sont enthousiastes mais pas toujours conscients de leurs droits : les maisons de disque, avides, guettent.
Un documentaire tourné avant El violín, qui a eu un grand succès en France. Les deux oeuvres de Francisco Vargas ne racontent pas la même histoire mais partagent leur personnage principal, le vieux violoniste sans main, acteur
du documentaire devenu personnage de fiction du film.

Fiel a su método documental, Eduardo Coutihno hace de las entrevistas libres, frente a frente, la base de su trabajo. Dejando atrás la ciudad, el realizador
nos lleva esta vez al estado de Paraiba, en la región del noreste conocida por su extensión y por su situación económica más que precaria. “Sin previa
intención de búsqueda, sin tema ni lugar en particular, queríamos encontrar una comunidad rural
que nos gustara y que nos aceptara”, afirma Coutihno
en los planos de apertura. Es basándose en este acuerdo mutuo más cordial que otra cosa, que van a transcurrir entre el principio y el fin, una serie de personajes. ¿
 Qué fin ? ¿ qué principio ? seguramente de la vida ya que muchos interlocutores ya han atravesado numerosas primaveras. Pero también con una forma singular de sabiduría las réplicas campesinas más pícaras que desamparadas, salpican sus apasionantes conversaciones.
CARTE BLANCHE AU FID MARSEILLE
GRAND PRIX FIDMARSEILLE 2006
BRÉSIL / 2005 / 110’ / DOCUMENTAIRE HORS COMPÉTITION
O fim e o principio (La fin et le début)
Réalisateur : Eduardo Coutinho
Le plus connu et le plus influent des documentaristes brésiliens actuels a commencé sa carrière dans la fiction, mais il est passé au documentaire après avoir travaillé pour l’émission de télévision documentaire Globo Reporter dans les années 1970. Cabra Marcado para Morrer (Un Homme à Abattre, 1984), un examen critique du passé du Brésil et de ses propres aspirations antérieures, est immédiatement
devenu un classique du cinéma brésilien. Plus récemment, il a achevé des films tels que Santo Forte (1999), Babylon (2000) et Edificio Master (Master, un bâtiment à Copacabana, 2002). La base de la méthode de Coutinho et sa sensibilité dans l’écoute des gens ordinaires sont le résultat d’une intense réflexion sur sa profession, mûrie par la réalisation de plusieurs films en vidéo dans les années quatre-vingt et 90. En 2004,Coutinho a réalisé Peões (Les Métallos), un documentaire sur d’anciens ouvriers de l’industrie métallurgique à São Paulo qui ont participé aux grèves historiques de 1979 et de 1980.
Photo : Jacques Cheuiche, A.B.C. / Son : Bruno Fernandes, Denilson Campos / Montage : Jordana Berg / Production : VideoFilmes 

Fidèle à sa méthode documentaire, Eduardo Coutinho fait de l’entretien libre, en tête-à-tête, lui-même souvent présent à l’image et au son, la base de son travail. Quittant la ville, c’est dans l’Etat de Paraïba cette fois, dans la région du Nordeste du Brésil, fameuse pour son étendue et sa
situation économique plus que précaire, que le réalisateur nous emmène. “Sans intention préalable de recherche, sans thème, ni lieu particulier, nous souhaitions trouver une communauté rurale qui nous plairait et qui nous accepterait”, précise Coutinho dans les plans d’ouverture. C’est sur la base de cet accord mutuel, plus cordial qu’autre chose, que vont défiler, entre la fin et le début, une suite de personnages. Quelle fin ? Quel début ? De la vie à coup sûr, puisque nombre des interlocuteurs ont traversé déjà nombre de printemps. Mais aussi d’une forme singulière de sagesse, dont les répliques de ces paysans, plus espiègles que désemparés, émaillent leurs passionnantes conversations.
Jean-Pierre Rehm, Délégué Général du FIDMarseille