Nos invités
Luis SEPULVEDA, Président des rencontres

Luis Sepúlveda est né le 4
octobre 1949 à Ovalle, une petite ville du nord du Chili.
Il milite très jeune au sein des Jeunesses communistes. Étudiant, il est
emprisonné sous le régime de Pinochet : " À la fin d'un procès sommaire du
tribunal militaire, en temps de guerre, à Temuco en février 1975, au terme
duquel je fus accusé de trahison de la patrie, conspiration subversive, et
appartenance aux groupes armés, entre autres délits, mon avocat commis d'office
(un lieutenant de l'armée chilienne) est sorti de la salle - nous sommes restés
dans une salle à côté - et, euphorique, m'a annoncé que ça s'était bien passé
pour moi : j'avais échappé à la peine capitale et j'étais condamné seulement à
vingt-huit ans de prison. J'étais à l'époque un jeune homme de vingt-cinq ans
et je calculais que je ne serais sorti qu'à cinquante trois ans... J'ai
beaucoup appris à Temuco, la prison où l'on enfermait les opposants politiques.
Il y avait là-bas près de trois cents professeurs d'université, incarcérés eux
aussi, qui nous faisaient partager leur savoir... Un jour en 1977, grâce au
travail, à la constance des membres d'Amnesty International, j'obtins que les
militaires revoient mon cas et finalement, ils transformèrent mes vingt-cinq
ans de prison en huit ans d'exil. En réalité, démonstration du respect des
militaires chiliens pour la justice, je passais seize longues années sans
pouvoir toucher le sol chilien. "
Il voyage ensuite à travers l’Amérique latine et fonde des groupes théâtraux en
Équateur, au Pérou et en Colombie. En 1978, il participe à une recherche de
l’UNESCO sur " l’impact de la colonisation sur les populations
amazoniennes " et passe un an chez les Shuars. En 1982, il s’installe en
Allemagne jusqu’en 1996. Depuis, il vit dans le nord de l’Espagne à Gijòn
(Asturies).
Il a reçu le prix de poésie Gabriela Mistral en 1976, le prix Casa de las
Americas en 1979, le prix international de Radio-théâtre de la Radio espagnole
en 1990, le prix du court-métrage de télévision de TV Espagne en 1991.
Ses œuvres sont
aujourd’hui des best-sellers mondiaux. Il écrit des chroniques dans El Pais
en Espagne et dans divers journaux italiens.
Le Vieux qui lisait des romans d’amour, son premier roman traduit en
français, a reçu le Prix France Culture du roman étranger en 1992 ainsi que le
Prix Relais H du roman d’évasion et connaît un très grand succès dans le monde
entier, il est traduit en 35 langues.
Luis Sepúlveda est le fondateur du Salon du Livre ibéro-américain de Gijòn (Espagne) destiné à promouvoir la rencontre entre les auteurs, les éditeurs et les libraires latino-américains et leurs homologues européens.
Il a également assuré en 2001 le mise en scène de Nowhere, film tiré du conte Actes de Tola, extrait du recueil Rendez-vous d’amour dans un pays en guerre.
Il est l'auteur de :
Le Monde du bout du monde (Métailié, 1993, Le Seuil, 1995) .
Un Nom de torero (Métailié, 1994, Le Seuil, 1996)
Histoire d'une mouette et du chat qui lui apprit à voler (Métailié, Le Seuil,
1996).
Le Neveu d'Amérique (Métailié, 1996, Le Seuil, 1998) .
Rendez-vous d'amour dans un pays en guerre (Métailié, 1997, Le Seuil, 1999) .
Journal d'un tueur sentimental (Métailié, 1998).
Yacaré suivi de Hot Line (Métailié, 1999) .
Les Roses d'Atacama (Métailié, 2001).
La Folie Pinochet (Métailié, 2003)
Avec l’aimable collaboration des
éditions Métailié
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Gonzalo JUSTINIANO, Président des rencontres

Après des études de cinéma à Paris, il réalise, de 1983 à 1985, des documentaires, des reportages et des vidéos pour la télévision française. Il retourne au Chili, pour réaliser son premier long-métrage Los Hijos de la Guerra Fría.
La classe moyenne appauvrie de son premier film, la paysanne en ascension de Sussi (1988), le groupe de marginaux de Caluga o menta (1990), et la rencontre entre le soldat et son sergent dans Amnesia (1994), reflètent une époque qui se termine avec la fin de la dictature et remonte au nouveau Chili qui surgit d'une transition de doutes.
B-Happy, le dernier film de Justiniano, est l'évolution d'un chemin personnel où le cinéaste montre un visage critique du Chili :
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Victor LAPLACE, réalisateur argentin

Victor LAPLACE est né à Tandil, province de Buenos Aires en 1943.
Le réalisateur ajoute qu’ il s’agit de " l’allégorie d’une
espérance : que nous puissions retrouver une Argentine qui nous rassemble
tous, et que ceux qui mettent tous leurs efforts et leurs espoirs à la
construire ne soient pas assimilés à ceux qui s’enrichissent à coups de
pots-de-vin et de vols dans l’illégalité ".
L’artiste décrit son nouveau film comme une " histoire simple dont le but
est de parler de la reprise d’une solidarité nouvelle sur des terres dévastées.
Il traite de l’idée de résistance, de la signification de la lutte mais où
celui qui lutte et résiste trouve ce qu’il cherche : en un sens l’on peut
dire que c’est parler de la reprise d’une nouvelle sorte de solidarité sur des
terres dévastées comme l’Argentine. "
La musique de La Mine, tournée entre avril et juillet 2003 dans les villes de la Province de Buenos Aires de Tandil, Benito Juàrez et Barker, dans la Capitale Fédérale et à San Luis, est de Damiàn Laplace (fils du réalisateur) et comprend une participation spéciale des chansons de Mercedes Sosa.
Victor Laplace a souligné que, en tant que réalisateur, il trouve " un moyen d’expression fort et différent " de ceux de l’acteur, avec lequel il fait le pari " d’assembler de petites histoires qui nous permettent de nous voir tels que nous sommes " mais en essayant aussi " que le travail de la caméra et des acteurs sorte de l’ordinaire et produise un choc esthétique ".
| Films comme réalisateur et acteur : 2003 "La mina" 1999 "El mar de Lucas" |
Premios 1999 Ombú a la opera prima para "El mar de Lucas - Festival Internacional de Cine de Mar del Plata 1999 Premio Universidad de La Habana para "El mar de Lucas" - Festival Internacional del Nuevo Cine Latinoamericano. La Habana, Cuba 1999 Meilleur scénario pour "El mar de Lucas" - Festival Internacional de Cartagena, Colombia 1998 Meilleur acteur pour "Secretos Compartidos - Festival Internacional del Nuevo Cine Latinoamericano. La Habana, Cuba 1991 Meilleur acteur de Comédie musicale de la décennie por "Yo y mi chica" - Premio Fundación Konex 1990 Meilleur acteur pour "Flop" - Festival de Biarritz 1986 Meilleur acteur pour "Chechela, una chica de barrio" - Festival de San Sebastián 1983 Meilleur acteur pour "Espérame mucho" - Festival de Cine Iberoamericano de Huelva |
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Comme acteur, entre autres films : |
1987
"Sentimientos". Dir.: Jorge Coscia y Guillermo Saura 1987 "Los dueños del silencio". Dir.: Carlos Lemos1987 "Chorros". Dir.: Jorge Coscia y Guillermo Saura 1986 "Te amo". Dir.: Eduardo Calcagno 1986 "Pobre mariposa". Dir.: Raúl de la Torre 1986 "Chechechela, una chica de barrio". Dir.: Bebe Kamin1985 "Sin querer, queriendo". Dir.: Herbert Posse Amorin 1985 "Los días de junio". Dir.: Alberto Fischerman 1984 "Gracias por el fuego". Dir.: Sergio Renán 1983 "No habrá más penas ni olvido". Dir.: Héctor Olivera 1983 "Espérame mucho". Dir.: Juan José Jusid 1975 "Una mujer". Dir.: Juan José Stagnaro 1975 "La guerra del cerdo". Dir.: Leopoldo Torre Nilson 1975 "Los gauchos judíos". Dir.: Juan José Jusid 1973 "Operación masacre". Dir.: Jorge Cedrón |
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