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Paul
Leduc
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Le
Président des 8èmes Rencontres
Paul Leduc,
né en mars 1942 à Mexico, possède une oeuvre
remarquable qui se distingue de ses contemporains et se situe à l’opposé des
conventions. Son cinéma qui privilégie l’artisanal est indépendant, produit en
marge des organismes d’État ou de l’industrie cinématographique, éloigné des
sirènes des productions commerciales et des modes.
Après des études de théâtre et d’architecture, Paul Leduc étudie le cinéma à
l’IDHEC, à Paris. Il suit des cours de cinéma ethnographique avec Jean Rouch au
Musée de l’Homme. En 1967 il fonde le groupe “Cine 70” et réalise plusieurs
documentaires. Auteur engagé, sa position politique militante se reflète à
travers des documentaires comme ABC del Etnocidio, notas sobre el Mezquital
(Semaine de la Critique, Cannes), où il dénonce l’extermination des indiens
Otomis dans la vallée du Mezquital, ou bien Historias prohibidas de Pulgarcito
(Histories interdites du Petit Poucet, 1980), sur la guérilla au Salvador,
inspiré d’un fragment du livre du poète Roque Dalton.
Son premier long métrage, Reed, México insurgente (Quinzaine des Réalisateurs,
Cannes, Prix Georges Sadoul 1972) s’inspire du livre du journaliste américain
John Reed qui vécut la révolution mexicaine. Le film mêle des éléments
documentaires et la fiction pour, dit-il, “montrer l’aspect journalier, humain
de ce qu’on a trop coutume de considérer comme une glorieuse épopée, […]
dénoncer l’antagonisme entre les dirigeants politiques et militaires, faire
ressortir enfin la crise et la prise de conscience du journaliste, témoin d’une
réalité qui le dépasse, son attitude d’observateur, puis de participant engagé
dans le combat.”
Mais Leduc alterne désormais cinéma pamphlétaire et vision plus lyrique. Il
commence à expérimenter et à s’éloigner des dialogues pour s’immerger dans un
univers plastique et sonore, comme dans Frida, naturaleza viva (“Frida, nature
vivante“), étonnamment inédit en France, maintes fois primé et salué par les
cinéphiles du monde entier. À la manière d’une peinture murale de Diego Rivera,
le cinéaste réalise son portraithommage de l’univers poignant et onirique de
Frida Kahlo. Cette volonté de potentialiser l’image en la dénudant des
dialogues lui permet de se construire un langage original qu’il l’approfondira
au cours des films suivants qui puisent leur éloquence et leur force
d’expression dans les images et la musique. Il en est ainsi de Barroco, hommage
à la musique d’Espagne et à son influence sur la musique latino-américaine, en
particulier sur le Mexique et Cuba, inspiré du livre d’Alejo Carpentier
Concierto Barroco, de Latino Bar, qui retrace l’histoire d’amour entre deux
écorchés vifs, ou encore de Dollar Mambo, film musical sans dialogue sur
l’invasion américaine du Panama au printemps 1990.
Depuis une dizaine d’années Paul Leduc, écoeuré par les difficiles conditions
qui doivent surmonter les cinéastes pour tourner leurs films, ne filmait plus
que des courts métrages d’animation. Aujourd’hui, revenu à la réalisation, il
est en train de terminer un nouveau long métrage El cobrador, In god we trust.
Filmographie
1967 : 17 documentaires pour le Comité olympique mexicain ; 1968 :
Comunicados del Comité Nacional de Huelga [Trois “ciné-tracts”] ; 1969 : Parto
psicoprofiláctico ; 1970 : Reed, México insurgente ; 1974 : ABC del
Etnocidio, notas sobre el Mezquital ;1974 : Sur, Sureste 2604 ; 1975 :
Extensión cultural ; 1975 : Bach y sus intérpretes ; 1975 : El mar
; 1978 : Había una vez ; 1978 : Enrique Cabrera ; 1978 : Estudios
para un retrato: Francis Bacon ; 1978 : Puebla hoy ; 1979 : Monjas
coronadas ; 1980 : Historias prohibidas de Pulgarcito ; 1981 :
Complot petrolero : la cabeza de la hidra(mini-série de quatre longs métrages
TV) ; 1984 : Frida, naturaleza viva 1985 : ¿ Cómo ves ? ; 1989 : Barroco
(Trois moyens métrages TV) ; 1990 : Latino Bar ; 1992 : Dollar Mambo
; 1998 : La flauta de Bartolo.
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Juan Carlos Cremata Malberti
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Juan
Carlos Cremata Malberti
Réalisateur et scénariste cubain,
né le 18 novembre 1961 à Cuba. Après l’obtention en 1986 d’une Licence d’art
dramatique et Théâtre à l’Institut supérieur des arts de La Havane et
l’écriture puis la réalisation de deux séries télévisées pour enfants, Juan
Carlos Cremata Malberti réalise le téléfilm Diana en 1988. Spécialisé dans les
programmes pour la jeunesse, il signe ensuite le court métrage Oscuros
rinocerontes enjaulados, primé dans de nombreux festivals cubains. En 1994 et
1995, Juan Carlos Cremata Malberti est professeur en techniques de montage
cinéma à l’Université de Bueños Aires, en Argentine. Après avoir livré le
documentaire La Época, el encanto y fin del siglo, il réalise son premier long
métrage en 2003, intitulé Nada +.
Filmographie (comme réalisateur)
1984-1987: Cuando yo sea grande, série pour enfants de 30 chapitres pour
la TV Cubaine, et Y dice una mariposa, série pour enfants de 25 chapitres pour
la TV Cubaine.
1988 : Diana, 16’ 1990 : Oscuros rinocerontes enjaulados, 16’
1999 : La época, el encanto y fin de siglo, 27’
2000-2001 : Nada +
2005 : Viva Cuba
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