LES FILMS
Bolivar yo soy        Manuela Saenz       La vida es silbar     La deuda    Rio negro
La petite marchande de roses    Valentin     Tan de repente     Madame Sata     Tres Noches       Taxi para tres           El crimen del Padre Amaro       Pandemonium       Amanecio         Amerika, tierra incognita

LES DOCUMENTAIRES
Buenos Aires, mon histoire   Bienvenidos a Colombia   Les Fils de Benkos     Salsa, Opus 4      Salsa, Opus 2

Salsa, Opus 2 [Colombie, un pays tropical] Yves BILLON, Fr.Col. 1991, Beta SP, 52', VOSTF-VF
En Colombie, la salsa s'est chargée de toutes les saveurs des musiques et des rythmes traditionnels locaux. 
è 14 avril 2003 sortie nationale en DVD.
Salsa, Opus 4 [Venezuela, visa pour les barrios] Yves BILLON 1991, Beta SP, 52', VOSTF-VF
Au Venezuela, les rythmes de la soca, du merengué, du calypso et des steel band se mélangent en une salsa à laquelle chaque province apporte sa contribution.

Les Fils de Benkos, Lucas SILVA, (Colombie) 2000, Beta SP, 52'.

Ce documentaire est consacré à la culture africaine en Colombie, vue et racontée à travers le prisme de leur musique. Les rythmes traditionnels nous renvoient au passé, aux ancêtres et aux liens avec l'Afrique ; la musique moderne jouée par les jeunes, nous ramène au présent, face à un pays " pluri-ethnique et multiculturel " plein de contradictions.

BIENVENIDOS A COLOMBIA, Catalina Villar Beta SP, VOSTF

Deux millions de personnes déplacées, un million d'émigrants depuis cinq ans, 35.000 assassinats chaque année, 70.000 mines antipersonnelles disséminées dans le pays, un enlèvement toutes les dix minutes : la Colombie est le théâtre de l'une des guerres actuelles les plus tragiques. On peut toujours dire que c'est la faute des narcotrafiquants, de la guérilla, des paramilitaires, du gouvernement et des militaires, que c'est la faute des Etats-Unis. Mais toutes ces «fautes» sont terriblement liées. Et, aujourd'hui, l'Etat a perdu tout pouvoir et toute légitimité. C'est dans ce contexte que s'ouvre la nouvelle période électorale. Une période troublée, au cours de laquelle la réalisatrice Catalina Villar va tenter de comprendre l'extrême complexité de la situation de son pays. Personnage de son propre film, elle en est l'un des fils conducteurs. Confrontée aux doutes, elle s'accroche farouchement à toute hypothèse de solution. Elle s'interroge et elle interroge. Du Cauca à la côte Pacifique, du Caguan à Bogota, elle voyage à travers toute la Colombie. Et, de questionnement en questionnement, de rencontre en rencontre, s'efforce d'appréhende la réalité de son pays.

BUENOS AIRES, mon histoire, German Kral, Argentine 1999, 89', 16mmm., VOSTF

Le film est une sorte de journal de voyage, depuis l'Allemenge jusqu'à Buenos Aires. C'est une quête à la recherche de sa propre histoire, déclenchée par une perte douloureuse dont il souffre encore aujourd'hui.

AMERIKA, TERRA INCÓGNITA, Diego RÍSQUEZ (Venezuela) 1989 – 1H38  Avec : Alberto Martín, María Luisa Mosquera, John Phelps, Luis Mariano Trujillo.

Un conquistador s’en revient du nouveau monde à bord d’une caravelle espagnole remplie de trésors exotiques : plantes et fruits tropicaux, animaux sauvages, pépites, étoffes, ainsi qu’un magnifique spécimen d’indigène, amené à la cour espagnole comme une curiosité. Livré à l’observation des nobles espagnols, et à la convoitise d’une infante, le cacique indien va découvrir le monde « civilisé »…

« Un long rêve éveillé, baroque et flamboyant» (les Cahiers du Cinéma)

AMANECIO DE GOLPE, Carlos ASPURUA (Venezuela) 1998, 1h30, VO non STF

Le 4 février 1992, une partie de l'armée vénézuélienne assiège la Casa Rosada, dans le but de renverser le pouvoir. Ce jour marque un avant et un après pour les protagonistes : la colère, la peur, l'angoisse vont leur révéler des aspects d'eux-mêmes qu'ils ne connaissaient pas. À l'aube la situation est apparemment contrôlée, mais aucun des personnages ne sera plus comme avant...

PANDEMONIUM, CAPITAL DEL INFIERNO [Pandemonium, capitale de l’enfer] Roman CHALBAUD (Venezuela) 1997 - 1h37

Dans le sous-sol d’un vieil immeuble, Adonai, un poète sans pied diffuse grâce à un porte-voix des nouvelles, de la musique et des poèmes. Il vit avec sa mère Carmin et Demetria, son amant, Carmin a une préférence pour son autre fils, Radam, qui est en prison pour corruption. Onésimo et Hermes sont deux enfants des rues qui forment avec Demetria , le triangle amoureux qui se débat entre l’ingénuité et la morale. Cette histoire apocalyptique atteint son paroxysme quand le peuple furieux descend dans la rue pour une révolution populaire.

EL CRIMEN DEL PADRE AMARO, [Le Crime du père Amaro] Carlos CARRERA, (Mexique) 2002 – 2h. Avant-premièreAvec Gael García Bernal, Sancho Gracia, Ana Claudia Talancón, Angélica Aragón, Ernesto Gómez Cruz.

Tiré du roman éponyme de Eça de Queiroz, ce film montre l’histoire du Père Amaro, jeune prêtre idéaliste qui va être confronté à l’appel de la chair et perdra ses illusions en découvrant l’état de corruption du clergé, qui entretient des relations avec des trafiquants de drogue. Peu à peu, il deviendra lui-même cynique et ambitieux… Propulsé par la prestation de Gael García Bernal (Amours chiennes, Y tu mama tambien), ce film qui transgresse de nombreux tabous a bien évidemment créé la polémique lors de sa sortie au Mexique.

Cela fait déjà une dizaine d’années que Carlos Carrera sillonne les festivals internationaux où il a remporté de nombreuses récompenses : Léopard d’Argent à Locarno en 1993, Palme d’Or du Court à Cannes en   1994, des récompenses à Nantes, San Sebastian, etc. Avec El crimen del Padre Amaro, il franchit une nouvelle étape qui le conduit aux Academy Awards et aux Oscars.

TAXI PARA TRES [Taxi pour trois], Orlando LÜBBERT (Chili) 2001 – 1h30. Avec : Alejandro Trejo, Daniel Muñoz, Fernando Gómez Rovira. Soirée de clôture.

Chavelo et Coto, deux délinquants un peu fêlés, attaquent Ulises Morales, un chauffeur de taxi, et le contraignent à devenir complice de leurs vols à la tire. Lorsqu'il retrouve sa très honnête famille, Ulises constate que cette attaque lui a permis de gagner en quelques heures plus d'argent qu'il n'en a eu depuis des mois. Obsédé par les traites de sa Lada-taxi qu'il ne parvient pas à honorer, il se laisse tenter par l'argent facile. Commence alors pour les trois hommes une fuite en avant sur fond de crise sociale urbaine...

 « Cette noire satire du Chili d'aujourd'hui rappelle la dérision, l'humour cruel des grandes comédies italiennes » (Télérama) « Orlando Lübbert a pris à bras le corps la réalité de son pays et sa crise sociale féroce. Il y a glissé une fable, des comédiens, réalisant un film très réussi. » (Libération)

TRES NOCHES Avant-première Fernando VENTURINI (Venezuela) 2000 – 105 mn. Avec : Víctor Mayo, Juanka Vellido, Adriana Velásquez

Dans une ville d’Amérique latine, on découvre le cadavre d’un trafiquant bien connu, Miguel « El Chino ». Tout laisse à penser qu’il s’agit d’un crime passionnel, mais Ferrán, un privé, flanqué de Picasso, patron du bar où fut vu « El Chino » pour la dernière fois, va mener son enquête dans l’univers nocturne de cette métropole. Un voyage de trois nuits au cours duquel ils passeront du rôle de chasseur à celui de gibier…

NOCHE I  hermosa, con tu manto de estrellas

NOCHE II    Amor NOCHE III Paz en la noche arrulladora

MADAME SATÃ, Karim AINOUZ (Brésil), 2001 – 1h40. Avec Lazaro Ramos, Marcélia Cartaxo, Flavio Bauraqui, Felippe Marques, Emiliano Queiroz, Renata Sorrah (présenté à la demande du public à la suite de la Semaine du Nouveau cinéma brésilien organisée en janvier dernier)

Madame Satã s’inspire librement du personnage de João Francisco dos Santos (1900-1976) alias Madame Satã, un homme noir d’un mètre soixante-dix-huit et 88 kilos de muscle. Tour à tour mandarin, travesti, bagarreur, cuisinier, héros, taulard, père adoptif de sept enfants, Satã a passé la plupart de sa vie dans les rues chaudes de Lapa, le Montmartre des Tropiques.
Madame Satã brosse le portrait de ce personnage explosif et complexe, à la fois maître généreux, traître cruel, amant dévoué et père adoptif tendre et chaleureux. Le film retrace l’émergence de la culture afro-brésilienne de Rio de Janeiro suite à l’abolition de l’esclavage (1888). Une culture de résistance et d’utopie dans une société qui n’avait plus de place pour ses anciens élèves.
Puisque sa sortie nationale est en permanence retardée, nous ne résistons pas au plaisir de le remontrer…

RIO NEGRO Atahualpa LICHY (Venezuela, 1990) - 1h55 - 35mm - VOSTF Prix Makhila de honor, Festival de Biarritz, 1990. Prix Katalina de Oro a l'opera prima, Festival de Cartagena, Colombie, 1991. Prix ANAC (Association Nationale d'Auteurs de cinéma du Venezuela) pour l'opera prima, le meilleur son et le meilleur second rôle.

   L'histoire commence en 1912. Le Venezuela a subi la dictature de Juan Vicente Gomez qui gére cet immense territoire comme sa propriété privée. Dans la capitale de l'ancienne province de Rio Negro, on attend l'arrivée du nouveau gouverneur, le Général Ricardo Osuna, envoyé par Gomez. Dés son arrivée, au cours des festivités, éclate la première confrontation avec Carrera, le cacique de la région qui veut montrer qu'il est toujours l'homme fort du Rio Negro. Il défie Osuna publiquement…

Avec : Angéla Molina (Maria Fernanda ci contre dans CET OBSCUR OBJET DU DESIR France, 1977, 105 mn Réalisation : Luis Buñuel France 1977 ), Frank Ramirez (Tomas Funes), Daniel Alvarado (Ricardo Osuna), Marie-José Nat (Mme Ginette), Fanny Bastien (Maris), Nathalie Nell (Juliette), Amado Zambrano (Gilberto), Javier Zapata (Gonzalito).                          


TAN DE REPENTE, Diego LERMAN (Argentine), 2002 - 1h34. Avec : Tatania Saphir, Carla Crespo, Veronica Hassan, Beatriz Thibaudin, Marcos Ferrante, Ana Maria Martinez.

Pour Marcia, la vie se partage entre la routine de Buenos Aires et ses kilos en trop. Son existence va être bouleversée par sa rencontre avec Mao et Lenine, un couple de jeunes filles punks, et plus particulièrement par Mao, tombée amoureuse d'elle. Prête à lui prouver cet amour, cette dernière, accompagnée de Lenine, va entraîner Marcia dans un voyage étrange, rythmé par le hasard, les paysages et les situations fantaisistes. Un parcours vers l'inconnu...
Primé à Locarno avec un Léopard d’Argent, ce film a immédiatement trouvé son public lors de sa sortie en France il y a quelques semaines. « Lerman confirme l'existence en Argentine d'un cinéma jeune, créatif, où la fiction se nourrit de la réalité sinistrée » (le Point) « Tan de Repente souligne l'extraordinaire vitalité d'un cinéma argentin novateur » (L’Humanité). « Un premier film singulier » (Télérama).

VALENTÍN Avant-première Alejandro AGRESTI (Argentine/Pays-Bas), 2002 - 1h29. Avec : Julieta Cardinali, Carmen Maura, Jean Pierre Noher, Rodrigo Noya, Alejandro Agresti.

C'est l’histoire d’un « gars de quartier », qui se déroule en 1969, année qui, pour le réalisateur Alejandro Agresti, marque le début « d’un autre pays » et d’une étape de « révolutions sociales ». Le film comporte des aspects autobiographiques, mis en scène par Valentín, un gamin de 7 ans incarné par Rodrigo Noya . Il essaie de comprendre ce qui se passe en 1969, l’année de la séparation de ses parents. « Comment fonctionne une famille argentine, ou ce qu’on appelle une famille, une espèce aujourd’hui en voie d’extinction. Je veux lui rendre hommage, comme seul peut le faire un argentin », déclare le réalisateur, dont les parents se sont séparés lorsqu’il était enfant.

 

 

 

Alejandro Agresti est né à Buenos Aires en 1961. Très jeune, il se consacre au cinéma et à 25 ans, il tourne son premier film, El hombre que ganó la razón. Il est considéré comme un des réalisateurs les plus originaux d’Amérique latine, grâce à des films comme El amor es una mujer gorda (1987), qui a obtenu le Prix Nouveaux Réalisateurs du Festival de San Sebastián, Boda secreta (1989), Buenos Aires vice-versa (1994) et La Cruz (1997). El viento se llevó lo que, fut distribué en Belgique en 1999. Una noche con Sabrina Love fut réalisé en 2000.

LA VENDEDORA DE ROSAS [La Petite marchande de roses], Victor GAVIRIA (Colombie), 1998 – 1h56. Avec Leidu Tabares, Marta Correa, Mileider Gil, Diana Murillo.

À 13 ans, Monica s'est déjà révoltée contre tout. Elle a créé son propre monde dans la rue et défend ce qu'elle a : ses amies, des gamines comme elle, son ami qui vend de la drogue, sa dignité et son orgueil. Le soir du réveillon de Noël, comme tous les soirs, elle vend des roses pour gagner sa vie, se payer le rêve d'une fête avec feux d'artifices... Mais elle devra de nouveau affronter la solitude, la drogue et la mort. Monica incarne la face cachée d'une ville impitoyable, Medellin, semblable à toutes ces villes où les enfants de la rue n'ont pas leur place en ce monde.

Né à Medellin, Victor Gaviria avait réalisé Rodrigo D – Futur : Néant avant de mettre en scène la Petite Marchande de Roses. Tous deux ont été présentés à Cannes.

LA DEUDA [La Dette], Manuel José ALVAREZ & Nicolas BUENAVENTURA (France/Colombie) – 1997 - 1h37. Musique : Luis Bacalov. Avec : Humberto Dorado, Alejandra Borrero, Marcela Valencia.

    Dans une petite ville d’Amérique latine (la production est colombienne, mais le contexte de la narration semble plus large), tout le monde se cache à l’arrivée d’un homme voûté surnommé «Le Turc», et craint que celui-ci ne réclame la « dette ». Que meure l’homme en question, on le croit ressuscité sans qu’il réapparaisse, puis on le croit mort quand il ressuscite.
     La dette ou la mort insolite, la résurrection plus surprenante encore et la seconde mort d’Ali Ibrahim Maria de los Altos Pozos y Resuello surnommé «le Turc», tel est le titre exact de ce film…
« Pour moi, le film traite des relations avec le pouvoir et non pas d’un seul homme qui en serait le représentant. Chacun dans le village exerce un pouvoir sur les autres. Il y a le pouvoir de Nicanor, celui du Turc vivant puis mort. Alma a le pouvoir de faire éclater la peur que chacun essaie de cacher. Encarnaciòn, la maîtresse du dentiste, exerce sa séduction sur lui… Nicanor ne représente que le pouvoir officiel, qu’il impose quand il décrète l’oubli».

LA VIDA ES SILBAR [La Vie c’est siffler] Fernando PEREZ (Cuba), 1999 – 1h46

Bebé aime Cuba. Elle est heureuse et ne comprend pas pourquoi les autres ne le sont pas. Elle va raconter l’histoire de Mariana, une danseuse qui rêve d’interpréter le rôle de Gisèle; d’Elpidio qui a été abandonné par sa mère et de Julia qui devra affronter son trouble en face.
Histoire de trois personnes qui ne sont pas heureuses dans La Havane de cette fin de siècle...

MANUELA SAENZ, La Libératrice du Libérateur Diego RISQUEZ (Venezuela) 2000 - 1h37.
Avec : Beatríz VALDÉS, Mariano Álvarez, Juan Manuel Montesinos, Asdrúbal Meléndez.

En 1856 au Pérou, un baleinier accoste à Paita, un port de pêche rongé par l’oubli et la misère. À son bord, un jeune matelot, Herman Melville, espère écrire un jour l´histoire d’une baleine du nom de Moby Dick. Il cherche à rencontrer la femme qui, trente ans auparavant, scandalisa tout le continent et dont l’existence même fut effacée des livres d’Histoire : il s’agit de Manuela Sáenz, la célèbre maîtresse de Simón Bolívar. Détestée ou admirée, persécutée puis exilée, la combattante, l’amante passionnée qui défia les moeurs de la société, est à présent paralysée, retranchée dans son passé, seule, vivant du souvenir de Simón Bolívar mais refusant d’en parler. Herman Melville insiste, il veut connaître son histoire qui se reconstitue pour nous, par bribes, et nous entraîne dans une autre histoire : la révolution et l’écroulement du grand rêve latino-américain. 
  L’histoire de « Manuelita » est intimement liée à celle de l’indépendance de l’Amérique latine. Féministe, passionnée, ses amours avec Simón Bolívar ont choqué, ses engagements politiques ont souvent dérangé. Ce portrait de femme, devenue une légende, nous emmène sur les traces du Libérateur et de la révolution sud-américaine du XIXème siècle. Aujourd’hui les Latino-américains estiment qu’elle est une des plus grandes héroïnes du continent.

BOLIVAR SOY YO, [Simon Bolivar c'est moi] en soirée d’ouverture Première en France, Jorge ALI TRIANA (Colombie) 2001 – 1h32. Avec : Robinson Díaz, Amparo Grisales, Jairo Camargo

Santiago Miranda, acteur célèbre, incarne Bolívar dans une série télévisée commerciale. Il se révolte contre les scénaristes parce qu’ils trahissent l’histoire vraie en faisant fusiller Bolívar.

Santiago fuit dans un délire entre lucidité et folie... Avec humour et ironie, Jorge Ali Triana traite des problèmes d’un pays insolite, violent, merveilleux, étrange, extravagant : la Colombie.

Retour Page précédente